Ned Allen a tout pour lui.
Côté coeur, sa femme a un bon job et est de surcroît ravissante.
Côté boulot, chef de publicité d’un magazine informatique, la nouvelle direction de ce titre lui annonce une promotion dans un proche avenir.
Mais voilà , le boulot c’est la jungle et Ned en fait les frais. Lui qui vit déjà largement à crédit, il perd tout, son travail, son crédit professionnel, son crédit financier, son logement et sa femme. Rien ne va plus !
Alors, quand une vielle connaissance lui propose un travail, il entrevoit la fin du gouffre mais c'est au contraire, le début de la fin.
Quand vous êtes au bout du rouleau et que vous rencontrez quelqu’un qui vous dit :
« Règle numéro un de la Vie selon Jack Ballantine : si tu veux t’en tirer, tu t’en tireras. »
ou,
« Ne vous excusez pas de ressentir les choses, Ned ! Jamais, merde, jamais ! C’est bien de laisser parler l’émotion. Non, C’est plus que bien, c’est juste ! Ça prouve que vous savez ce que c’est que perdre, et regretter. Tant que vous n’avez éprouvé la perte, vous ne pouvez pas vous renouveler. Et se renouveler, c’est le début d’un changement positif. »
Difficile de résiter, non ?
Le roman est très cynique, sarcastique, il décrit un univers où les losers n’ont que peu de perspectives de rémission. L’intrigue est très bien menée, on espère constamment qu’il va parvenir à se sortir du pétrin et que la fin sera heureuse, mais jusqu’à la dernière page, rien ne permet de se rassurer.